Le mot du coach avant Nevers

Ce mercredi 7 octobre, Roméo Gontinéac était accompagné de Jérôme Dufour, de Thomas Salles et de Latuka Maituku pour évoquer la reprise de la compétition de Pro D2 avec la réception de Nevers et après une semaine de trêve et leur belle victoire à l’extérieur face à Montauban.

Au match de Montauban, tu occupais le poste de 3ème ligne, qu’est-ce qui a changé dans ta manière de jouer ?
Jérôme Dufour : Il n’y a pas de grande différence, à part dans la mêlée, le travail reste le même. Aujourd’hui dans le rugby moderne, ces deux postes se ressemblent beaucoup.

 

On a assisté à beaucoup de communication pendant le match face à Montauban. Est-ce que ce sera la clé d’une prochaine victoire ?
J.D : On a bien communiqué en défense, on sait ce qu’on fait et mieux c’est pour les joueurs.

 

Est-ce que ce dernier match, vous a préparé à affronter un des cadors de la Pro D2, ce vendredi ?
J.D : Après notre match amical contre Nevers, on sait qu’on a pris 3 essais en maul. Il faut qu’on insiste sur la défense de maul et notre défense classique pour aller gagner. C’était un match amical, on saura quoi faire pour remporter ce match.

Il y a peut être eu un manque d’engagement de notre part, un maul, c’est aussi le mental. Il faut qu’on les fasse reculer, si ce Week-end, on a cet état d’esprit, on en prendra pas.

Cette trêve vous a fait du bien ?
J.D : Cette semaine de vacances a fait du bien, on a pas mal enchaîné avec une grosse reprise.

Thomas Salles : Dans la tête et les jambes, ça fait du bien surtout quand on gagne le dernier match du bloc. On a fait plutôt un bon premier bloc et ça nous fait du bien de nous régénérer parce qu’on a un deuxième bloc de 5 matches qui va être assez relevé.

 

Tu avais beaucoup joué à l’aile la saison passée et en début de saison, contre Montauban tu étais à l’arrière. Comment tu perçois ce changement ?
T.S : C’est mon poste de formation, donc j’ai tout les repères. J’ai eu un peu de mal à l’entame du match contre Montauban mais après tout s’est bien passé. C’est des automatismes à retrouver, c’est un poste qui me convient bien. C’est agréable d’avoir des ballons à la main et pas seulement en troisième rideau surtout dans le jeu qu’on a souhaité mettre en place.

 

Qu’est-ce que tu dois mettre en place pour être encore plus décisif à ce poste ?
T.S : Je dois continuer à travailler mon jeu au pied, travailler dans la communication avec mes partenaires, de manière à ce que notre bloc collectif soit plus performant. Etre plus tranchant dans mes prises de balle, pour faire avancer l’équipe.

 

En quoi Nevers sera différent de Montauban ?
T.S : Ils vont essayer de déplacer le jeu contrairement à Montauban qui a joué plus devant. Après Nevers, c’est costaud devant, ils sont performants sur maul et ils ont une bonne mêlée. Ils ont fait un gros match à Aix en Provence malgré leur défaite. C’est une équipe assez complète et faudra les prendre sur leurs fondamentaux et ensuite développer notre jeu.

Latuka Maïtuku : La conquête sera primordiale surtout qu’ils font beaucoup de maul, ils essayent d’écarter aussi. Donc faudra être prêt dans le combat et garder le même état d’esprit qu’à Montauban.

 

La victoire contre Montauban, vous a permis de vous remettre dans le bain ?
L.M : Oui, ça fait du bien à la tête , sachant qu’on perd un joker à la maison. Ça fait plaisir aussi de voir un grand sourire dans le vestiaire.

 

Tu fais partie des anciens Aurillacois dans le vestiaire, comment tu le vis ?
L.M : C’est compliqué, avant j’étais le plus jeune, car je suis arrivé ici à 19 ans. J’essaie d’apporter mon expérience, d’aider les jeunes, par la parole, sur les placements sur le terrain. On m’appelle Papy (rires) donc j’ai plus rien à dire.

 

C’est une fierté quand même ?
L.M : Rester aussi longtemps dans un club, un club  de cœur, familial, j’ai pas les mots. J’essaie de faire au mieux, même si l’âge commence à monter.

 Tu as aussi le rôle de capitaine…
L.M : Oui, ça vient du staff, d’ailleurs je les remercie. Sur le terrain, je pense que tout le monde est capitaine, on a même des capitaines de touches, des lignes trois quart… Donc ça va plus vite.

 Tu es toujours dans l’optique de donner le meilleur sur le terrain, tu penses que c’est pareil pour tout le monde tout le temps ?
L.M :
On est pas que 23, c’est pareil pour tout le monde parce que c’est un groupe homogène. Tout le monde peut prétendre à une place et être titulaire, donc c’est important de rester dans le même schéma. Faut jouer à fond tous les matches.

Roméo Gontinéac, vous avez joué contre Nevers en amical, il n’y a pas si longtemps.
En quoi ce match peut vous aider pour vendredi et dans quel cadre il vous a servi pour réussir ce premier bloc ?
R.G : On a eu des performances bonnes et moins bonnes. Mais ce qu’on a essayé de mettre en place a été positif. Il faut concrétiser encore avec la venue d’un prétendant à la montée comme Nevers.

 Ça vous a servi aussi pour vous adapter aux nouvelles règles d’arbitrage sur les rucks, notamment ?
R.G :
D’un match à l’autre, on voit que les arbitres ne réagissent pas de la même manière. C’est une règle qui est affinée, c’est à nous de nous adapter au plus vite possible à l’arbitre. On sait que vendredi, on a un arbitre jeune, rigoureux sur la zone de ruck. C’est à nous de nous adapter au plus vite face à l’adversaire et de montrer qu’on est respectueux de la règle et mettre notre jeu en place.

Les consignes évoluent match après match. Pour Nevers on va s’appuyer sur la zone de conquête, on va s’adapter à leur défense agressive. Les consignes changent mais sont bénéfiques pour gagner les matches.

Nevers a aussi connu de nombreux changements dans son effectif à l’intersaison, qu’est-ce que t’inspires leur nouvel ouvreur : Reynolds ?
R.G : C’est un bon joueur, qui a une bonne vision du jeu, assez complexe. Il a un  bon jeu au pied. C’est un très bon buteur, il ne faut pas qu’on lui donne d’occasion pour marquer.

Tu veux rester sur cette dynamique positive après la victoire de Montauban, c’est important de bien commencer ce 2ème bloc ? R.G : Tous les matches sont importants que ce soit à la maison ou à l’extérieur. C’est important de gagner à la maison.
Mais la saison est longue et il peut y avoir des imprévus comme lors de la venue de Colomiers. Tous les matches doivent être pris de manière pertinente, on doit être pragmatique, lucide avec la tête sur les épaules. Gagner à la maison donne un surplus de confiance et le public peut être plus chaleureux avec nous et venir davantage.
Notre public ne doit pas trop être exigeant avec nous, on est une équipe en construction, on donne le maximum à chaque match pour donner une très belle image du Stade.

Justement, en cas de victoire contre Nevers, un des cadors de la Pro D2, on pourra faire changer l’image du Stade Aurillacois ? R.G : C’est à nous, oui, de changer le regard et d’amener une bonne image pour faire face aux critiques des journalistes rugby ou du public.

Comparer le dernier essai du Stade à une action des All Blacks, ça te fait plaisir ?
R.G : Oui, ça fait plaisir, surtout ça donne confiance. Les joueurs sont encouragés à prendre des initiatives.

Pour l’instant, le Stade n’a pas été impacté par le corona virus dans son calendrier, vous arrivez à travailler sereinement là-dessus ?  R.G : On arrive à travailler normalement, on croise les doigts. Tous les mardis et mercredis, on passe le test et on se dit « pourvu que ça nous arrive pas à nous aussi ». On se prépare aussi au pire, on sait que tôt ou tard, on sera peut-être aussi impactés. On relativise, on essaie de travailler dans les meilleures conditions.

L’infirmerie du Stade est très peu remplie, c’est du luxe de pouvoir choisir dans un groupe très large ?
R.G : Oui, c’est bien car la concurrence s’installe. Tous les joueurs sont concernés par les tâches de travail qu’on leur demande. C’est bien d’avoir un maximum de joueurs.