Point presse 🎙️

Ă€ un peu plus de 48 heures du coup d’envoi d’Oyonnax – Stade Aurillacois, retrouvez les mots-clĂ©s de notre demi de mĂŞlĂ©e Boris Hadinegoro, de notre première ligne Robert Rodgers, de l’entraineur des arrières JĂ©rĂ©my Wanin et du manager gĂ©nĂ©ral Romeo Gontineac.

Boris Hadinegoro :

(À propos du départ de Jérémy) Il m’a beaucoup apporté depuis que je suis passé d’espoir à professionnel. Il m’a mis très à l’aise dès le début, m’a toujours incité à pratiquer mon jeu et à faire mes gestes. C’est quelqu’un de très détendu, très enthousiaste. Même en dehors des matchs, je peux toujours discuter avec lui. Il sait quand être dur avec les joueurs et quand être plus détendu. Je tiens donc à le remercier pour les années passées à ses côtés et pour son accompagnement lors de mes débuts chez les professionnels.

Il ne nous a jamais reproché de tenter quelque chose, il nous a uniquement encouragés à toujours regarder les autres options. Il veut conserver cette liberté chez les joueurs.

(À propos du match à Oyonnax)  Il n’y a pas de pression. L’objectif, c’est de prendre du plaisir afin de faire un bon match et de finir la saison de la meilleure des manières possibles. On le mérite, et les supporters aussi, surtout après la dernière réception.

(À propos de la méforme) Depuis Carcassonne, il y a plusieurs facteurs. Le nombre de blessures n’a pas aidé et c’est très difficile de sortir d’une dynamique négative, surtout après avoir perdu un match de cette manière. Ça fait mal mentalement.

Je n’ai pas la réponse exacte sur le moment où nous avons perdu le fil, mais le groupe n’a pas implosé après les défaites. On est restés concentrés pour faire au mieux.

(À propos du départ de David) C’était un vrai leader avec beaucoup d’expérience. Il a un profil différent du mien, mais je pense que c’est un bel objectif pour moi d’essayer de devenir, moi aussi, un leader.

Ce sera à moi d’accompagner les joueurs qui arriveront à mon poste. La concurrence est importante pour continuer à progresser.

(À propos de sa saison, sur un plan personnel) J’ai eu un début de saison compliqué, avec deux blessures aux genoux. Malgré cette fin de saison compliquée, j’ai quand même réussi à prendre beaucoup de plaisir dans un jeu très ouvert, donc ça reste une bonne saison d’un point de vue personnel.

Je peux encore progresser, notamment sur le jeu au pied, où David était plus constant que moi. Je pense que ça vient avec le temps, mais j’essaie de le travailler car ce n’est pas mon point fort.

Je veux aussi continuer à encourager les mecs, les embarquer avec moi et m’améliorer défensivement. C’est important d’avoir des objectifs pour continuer à progresser.

Robert Rodgers :

(À propos du groupe) Depuis Carcassonne, c’est plus difficile dans une saison remplie d’émotions. On avait très bien commencé en prenant les points quand il le fallait. On a eu pas mal de blessures qui nous ont fait du mal, avec aussi beaucoup de rechutes. Malgré ça, on a toujours tout donné en équipe.

Je ne pense pas qu’on fasse une mauvaise saison, au contraire, on fait une bonne saison, même si on a peut-être lâché dans les moments critiques. À Oyonnax, on veut montrer ce qu’on est capables de faire, jouer sans pression et prendre du plaisir. Ce qu’on aime avant tout, c’est jouer au rugby, surtout contre une très bonne équipe.

(À propos de sa blessure) Je me sens bien. J’ai eu trois blessures au mollet, mais aujourd’hui je me sens en forme. On a pris le temps de soigner ma blessure à fond.

(À propos de la fin de saison) On savait, en voyant le calendrier, que les cinq dernières journées seraient très compliquées. On avait fait du bon boulot avant ça. Comme on l’a dit, après Carcassonne, on n’a fait que baisser, même si on a réussi à battre Nevers dans un match difficile.

On fait du mieux possible avec ce qu’on a et malgré une fin de saison très compliquée. Je pense qu’on a manqué de confiance dans notre jeu, qu’on a oublié les bases et qu’on doit se retrouver. Chacun veut parfois faire son truc, mais on a un peu oublié que le rugby est un sport d’équipe : si tout le monde fait son boulot, on avance ensemble.

On a réussi par moments à bien attaquer ou à bien défendre, mais on a eu du mal à trouver le bon équilibre cette saison.

Romeo Gontineac :

(À propos du groupe) 16 des 23 joueurs du groupe seront présents l’année prochaine. On veut garder cette continuité afin de préparer la saison prochaine. Il y aura sûrement un joueur qui débutera pour la première fois avec les professionnels, un joueur qui devrait certainement signer pro l’année prochaine après avoir réalisé de belles performances avec les Espoirs.

Certains joueurs sont encore trop justes pour intégrer le groupe, et on a fait le choix de ne pas prendre de risques avec des joueurs comme Juun, Skip ou Luka. On ne va pas insister, notamment en deuxième ligne où il y a beaucoup de blessures. AB, Eoghan ou Mehdi n’ont pas réussi à entrer dans la rotation, donc on va conserver de la continuité avec Martial et Koen, qui ont disputé 26 et 27 matchs cette saison.

Il y aura aussi des joueurs sur le départ qui méritent d’avoir cette visibilité sous les couleurs du Stade et qui seront surement présent.

Le point infirmerie complet et à retrouver à la fin de l’article.

(À propos du départ de Jérémy) C’est sa dernière conférence de presse avec nous, à la maison. Il a été le bras droit du staff et nous a énormément apporté pendant ces cinq années. On se sépare d’un très bon entraîneur, mais surtout d’une très belle personne.

Jérémy Wanin :

(À propos de son départ) Il y a beaucoup d’émotions. C’est une situation particulière que je n’ai pas beaucoup connue dans ma carrière. C’est arrivé à Albi, mais la fin était beaucoup plus rapide. C’est une décision mûrement réfléchie, annoncée d’abord à la direction, puis au staff, et ensuite aux joueurs.

Ça fait plusieurs semaines que je sais et que je sens que c’est la fin. Si on sort de l’aspect humain, les résultats sportifs n’ont pas aidé à profiter pleinement de ces derniers moments. Il ne faut pas se référer uniquement aux résultats du moment, mais prendre l’aventure dans sa globalité, se dire qu’elle a été belle et que je dois profiter de ces moments malgré une période compliquée sportivement.

Le Stade restera une étape importante dans ma vie. Je suis arrivé il y a cinq ans après l’aventure albigeoise, un peu au dernier moment avec le départ de Max’ Petitjean à Toulon. Je ne connaissais personne, j’ai dû me faire violence dans ma capacité à m’adapter et à sociabiliser au quotidien, car je suis quelqu’un de plutôt méfiant en général. Cela m’a permis de découvrir un environnement dans lequel je me suis retrouvé humainement.

Ma priorité, c’était l’aventure humaine, avec le staff, les joueurs, les bénévoles, les supporters et les partenaires. C’est cela qui m’a fait rester. J’ai été accueilli de manière formidable, et cela aura marqué ma famille et moi.

(Ă€ propos de l’aspect sportif) Au bout de la deuxième saison, je me suis senti Ă  l’aise avec le projet et avec ce que je voulais mettre en place, oĂą j’ai pu vraiment m’exprimer sur mes attentes vis-Ă -vis des joueurs, notamment sur le jeu des trois-quarts. On a essayĂ© de laisser place Ă  la prise d’initiative et Ă  la libertĂ© des joueurs, tout en y mettant un cadre. Cela n’a pas toujours fonctionnĂ©, mais j’ai senti que j’arrivais Ă  apporter quelque chose au projet sportif aurillacois.

Quand on a des joueurs comme Jake qui arrivent, c’est plus facile. Cela fait partie de ces joueurs, comme Ugo Seunes, même si ce sont deux profils très différents, qui ont pu trouver leur compte ici avec ce cadre de libre expression. Le rugby est fait de talent, mais aussi de connexions entre ces joueurs pour leur permettre d’optimiser leur potentiel.

Je ne me sens pas responsable de la réussite d’un joueur, car ils en sont les premiers acteurs, mais si je peux contribuer à 1 % de leur réussite, alors c’est une petite fierté.

Aurillac reste une place forte dans l’expression du joueur, lui permettant de se développer et de s’exprimer au plus haut niveau. C’est une certitude.

(À propos de la fin de saison) Beaucoup de frustration. On revient sans arrêt à ce match de Carcassonne. Il y a quelque chose qui s’est cassé, sans qu’il y ait quoi que ce soit entre le staff et les joueurs ou entre les joueurs eux-mêmes. Mais quelque chose s’est cassé. Il y a du visible et de l’invisible, et on ne sait pas encore exactement quoi. On est toujours dans la recherche de ce qui a pu mal fonctionner.

On a eu des alertes contre Nevers, où on a quand même réussi à gagner. Derrière, on a perdu contre Agen et Biarritz, où on aurait pu se mettre à l’abri. Et puis il y a ce match perdu contre Grenoble. Même si ce n’était pas notre pire prestation, cela a contribué à créer de la frustration.

C’est dommage pour tout le monde de finir comme ça.

Je reste impliquĂ© jusqu’Ă  la fin de mon contrat, je serai prĂ©sent après Oyonnax, pour travailler le recrutement, les bilans, les axes d’Ă©volutions.

(Ă€ propos d’Oyonnax) C’était le thème de la semaine. On aura du temps après ce match pour rĂ©flĂ©chir et trouver des solutions Ă  cette dĂ©route de fin de saison.

Il y aura 23 joueurs qui vont défendre le maillot une dernière fois cette saison, et on se doit d’être derrière eux à 2000 %, pour respecter le maillot et ce championnat de Pro D2. On sait que ce sera difficile, on est face à deux équipes avec des dynamiques complètement différentes.

Ce match doit aussi servir pour l’année prochaine. On intègre un nouveau joueur, et cela doit permettre de valider le travail mis en place.

On ne souhaite pas faire comme contre Vannes, on va essayer d’avoir un peu plus le ballon, de prendre un peu plus d’initiative, on a rien Ă  perdre, on veut se lacher un peu plus, ça sera plus un match d’Ă©tat d’esprit que de stratĂ©gie.

(Ă€ propos de son futur) L’avenir pour moi, c’est d’abord de rentrer chez moi, Ă  la maison, j’Ă©tais toujours passionnĂ©, je prenais toujours autant de plaisir sur le terrain et Ă  l’entrainement. J’habite Ă  deux heures d’ici, je passais des soirĂ©es seul ici Ă  Aurillac dans une petite chambre, c’est la raison pour laquelle j’ai signĂ© qu’un an l’annĂ©e dernière, je sentais mon Ă©nergie diminuer et cette saison m’a confirmĂ© ce sentiment.

Je vais continuer à entraîner, sûrement à un niveau amateur, mais je m’oriente aussi vers une reconversion dans l’entreprise familiale, qui est dans la boulangerie et l’agriculture. Je vais me laisser quelques mois pour cette nouvelle aventure et pour le travail de la terre.

Dans mon discours, je tiens aussi à remercier Mathieu Lescure (entraîneur des avant), qui m’a pris sous son aile quand je suis arrivé. J’ai su lui dire en privé, mais je tenais à le dire ici aussi. Il a largement contribué à ma longévité au Stade Aurillacois.

Les Rouge & Bleu seront à Oyonnax pour leur dernier match de la saison ce vendredi 15 mai à 21h, avec pour objectif de terminer leur saison de la meilleure manière possible.

LE POINT INFIRMERIE :

Mehdi Slamani â€“ indisponibilitĂ© Ă  dĂ©terminer

Axel BĂ©via â€“ indisponibilitĂ© Ă  dĂ©terminer

Juun Pieters â€“ indisponibilitĂ© Ă  dĂ©terminer

Angus Staniforth â€“ indisponibilitĂ© Ă  dĂ©terminer

Thomas Delpeuch â€“ indisponibilitĂ© Ă  dĂ©terminer

Abongile Nonkontwana â€“ indisponibilitĂ© Ă  dĂ©terminer

Ben O’Donnell â€“ indisponibilitĂ© Ă  dĂ©terminer

Jake Strachan – indisponibilitĂ© Ă  dĂ©terminer

Tim de Jong -indisponibilité à déterminer

Luka Nioradze – indisponibilitĂ© Ă  dĂ©terminer

David Delarue â€“ fin de saison

Jean-Luc Cilliers â€“ fin de saison

RETOUR DE BLESSURE :

Aucun retour de blessure.