Ă€ un peu plus de 48 heures du coup d’envoi de RC Vannes – Stade Aurillacois, retrouvez les mots-clĂ©s de notre première ligne Paul Dauguet, de notre demi d’ouverture AurĂ©lien Barreau, et du manager gĂ©nĂ©ral Romeo Gontineac.
Paul Dauguet :
(Ă€ propos de son retour sur le terrain) Je suis super content, ça fait neuf mois depuis ma grosse blessure contre Narbonne. Ça fait un mois que j’ai retrouvĂ© les copains sur le terrain, maintenant c’est le moment de vĂ©ritĂ©.J’ai hâte de me tester, de profiter de tous les moments que ça peut m’apporter. J’ai besoin de retrouver les sensations de match. On avait ciblĂ© ce match depuis un moment pour ma reprise, maintenant je veux les prendre match après match sans penser Ă l’après.
(À propos de sa gestion de la blessure) C’est toujours compliqué à gérer d’arriver dans un club et de se blesser directement. J’ai la chance d’être bien entourée par le staff et par mes coéquipiers, ça m’a fait beaucoup de bien pour préparer mon retour. J’ai fait le choix de rester auprès de l’équipe, excepté un mois à Toulouse et mes deux séjours de rééducation à Capbreton. C’était ma volonté de rester au plus proche et de savourer chaque moment. Ça fait partie du sport, c’est passé et on ne peut pas revenir dessus. Il faut tourner la page et passer à l’après. Le terrain m’a vite manqué : quand on joue au rugby, c’est avant tout pour le plaisir, on aime tous ça. Dès cet hiver, j’ai voulu commencer à retoucher le ballon avec Bastien (préparateur physique), mais on m’a vite freiné. Rires
(À propos du RC Vannes) Tout le monde le sait : c’est la meilleure ambiance de Pro D2, et l’une des meilleures du rugby français. On va essayer d’en profiter tout en restant concentrés sur le match. On s’est dit qu’on ne devait pas jouer avec la peur, mais montrer le meilleur visage possible.
C’est une Ă©quipe solide devant, qui ne bouge pas, et derrière, des joueurs rapides capables de casser les lignes : une Ă©quipe très complète. C’est certainement la meilleure Ă©quipe du championnat, on sait Ă quoi s’attendre.
(Ă€ propos de l’Ă©tat d’esprit après la dĂ©faite dans le derby) Le groupe vit bien, on essaie de ne pas se mettre le moral au fond des chaussettes. Il reste trois matchs, trois occasions de montrer le meilleur visage possible. On prĂ©pare cette finale Ă domicile.
Aurélien Barreau :
(À propos de la fin de saison) C’était une ambiance particulière, c’était mon premier derby. J’ai beaucoup appris, pas de la meilleure des manières, mais ça fait partie de l’apprentissage. Je déteste perdre, mais c’est arrivé : il faut passer à autre chose et préparer le prochain match.
On est dans le match jusqu’à cet essai en fin de première mi-temps qui nous fait sortir de la partie, mais on était dedans. Tout n’est pas à jeter. En deuxième mi-temps, et suite au carton jaune, ils ont déroulé et ça a été plus compliqué pour nous à ce moment-là .
C’est difficile de tout expliquer. C’est aussi là qu’on voit la différence entre une équipe prête pour le Top 6 et nous. C’est peut-être simplement la réalité, c’est le seul constat qu’on peut faire. Je pense que la marche n’est pas si haute, mais il faut encore progresser.
(À propos du RC Vannes) On s’attend à un match un peu différent. Vannes fait confiance à son paquet d’avants et à sa charnière expérimentée : ils vont faire les choses dans l’ordre, en commençant devant puis en écartant sur les côtés.
C’est l’ogre de cette Pro D2 : il n’y a pas seulement un stade exceptionnel, mais aussi des joueurs de très grande qualité. On est prêts à livrer bataille. Il n’y a pas de recette miracle : à nous de répondre devant et de faire aussi les choses dans l’ordre. On sait à quoi s’attendre, on sait qu’on va tomber sur un gros morceau, et on fera les comptes à la fin.
MĂŞme si ils ne jouent plus rien au classement avec cette première place assurĂ©e, on sait que peut importe l’Ă©quipe alignĂ©e ça sera une Ă©quipe sĂ©rieuse. Ils ont perdu le week-end dernier, ils auront des choses Ă montrer, Ă nous de rĂ©pondre prĂ©sent.
(À propos de la pression de fin de saison) Chacun gère la pression à sa manière. Il reste peu de matchs, comptablement on n’est pas encore sauvés, mais il ne faut pas non plus se mettre la tête dans le guidon. Tous les matchs et tous les points vont compter. Même si ce sont de grosses équipes, on n’est pas devenus mauvais du jour au lendemain.
Romeo Gontineac :
(Ă€ propos du Derby perdu) C’est jamais Ă©vident de perdre un derby, encore moins de cette manière. MĂŞme si on peut positiver sur certaines choses, il faut regarder les choses en profondeur. On n’avait pas notre meilleur groupe, il y’avait beaucoup de blessĂ©s, la fatigue s’est fait ressentir, physiquement comme psychologiquement.
On veut simplifier notre jeu, ĂŞtre plus efficace, c’est facile Ă dire, moins facile Ă faire mais ce n’est plus le moment de faire de la pĂ©dagogie, mais de trouver comment sortir de cette spirale nĂ©gative. Ă€ Brive, si on marque sur nos deux franchissements et qu’on ne prend pas cet essai avant la mi-temps, le match prend une autre ampleur.
(À propos du RC Vannes) On veut retrouver un peu de fierté, montrer du caractère. Comme je l’ai dit, on a essayé de faire des choses très simples, notamment en défense : plaquer à deux, plaquer bas quand on est seul, retrouver cette connexion défensive qui était absente lors du match contre Brive, et resserrer la défense. Réparer ce qui n’a pas fonctionné.
C’est une équipe en maîtrise depuis le début de saison. Même quand elle est menée, elle est capable de revenir, de mettre en place son jeu, un jeu huilé, simple mais très efficace. C’est aussi une équipe très inventive, notamment sur les bras cassés, qui aime beaucoup la variation. Ils sont très matures, ils respirent la performance, voire le niveau Top 14.
C’était une évidence dès le début de saison, et cela s’est confirmé : ils sont les grands favoris pour monter en Top 14. Mais ça reste des phases finales, avec toujours une part de surprise.
(À propos du groupe) Même si on alignait notre meilleure équipe, on ne peut pas espérer faire des miracles. On se met face à l’évidence. On se dit que Vannes risque de faire tourner son effectif, mais de notre côté, on doit aussi gérer et faire tourner pour reposer certains joueurs qui comptent déjà 20 à 25 matchs.
On va laisser certains cadres au repos pour les préparer pour Grenoble, tout en donnant du temps de jeu à des joueurs qui n’en ont pas eu assez.
(À propos de Paul Dauguet) Il n’a jamais abandonné. C’est sa deuxième ou troisième blessure dans sa carrière, et il garde toujours le sourire à l’entraînement. Ça fait plaisir d’avoir des joueurs avec du caractère.
J’ai hâte de le voir. Ce n’est pas un cadeau de commencer à Vannes, mais quoi de mieux que de se confronter aux meilleurs ? C’était important pour nous, le staff, de l’accompagner. On a fait un travail psychologique avec lui, mais c’est surtout son caractère qui lui a permis de revenir.
(Ă€ propos de l’infirmerie) Angus et Thomas se sont blessĂ©s Ă Brive, Juun n’est pas de retour. On risque de faire appel Ă Matiss Fovet qui joue avec les espoirs. C’est un opportunitĂ© Ă saisir pour lui.
Le point infirmerie complet et à retrouver à la fin de l’article.
LE POINT INFIRMERIE :
Jean-Luc Cilliers – indisponibilité à déterminer
Robert Rodgers – indisponibilité à déterminer
Mehdi Slamani – indisponibilité à déterminer
Axel Bévia – indisponibilité à déterminer
Viliami Taulani – indisponibilité à déterminer
Juun Pieters – indisponibilité à déterminer
Angus Staniforth – en attente d’examen
Thomas Delpeuch – en attente d’examen
MaĂ«l Perrin – protocole commotion
Boris Hadinegoro – au repos
RETOUR DE BLESSURE :
Paul Dauguet
Simeli Yabaki

